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Le conduit de cheminée La cheminée sert à l'évacuation vers l'extérieur des produits de combustion ou des fumées qui se forment dans le poêle ou le foyer.
Cette évacuation se fait grâce au tirage naturel ou à la dépression, créée par la force ascendente des gaz chauds dans la cheminée.
Ce tirage règle aussi la combustion. La voie suivie Le conduit d'évacuation doit être aussi vertical que possible, en partant de la sortie de l'appareil. Les changements de direction et les sections horizontales sont déconseillés : ils perturbent l'évacuation des fumées et peuvent créer une accumulation de suie (risque de bouchage !). La paroi intérieure du conduit sera de préférence la plus lisse possible. Section La section de la cheminée doit être constante. Tous obstacles, tels que les élargissements, changements brusques de direction, et surtout les réductions, y compris au niveau du débouché sur le toit, perturbent l'évacuation des fumées et sont dès lors déconseillés. Faites ramoner votre cheminée au moins une fois par an. Si vous brûlez du bois de manière intensive, il faut même prévoir un ramonage deux fois par an : une fois durant l'été et une autre fois au début de l'année.
Le besoin d'air frais Tout foyer ou poêle réclame, pour une combustion convenable, une arrivée continue d'air frais, et ceci quel que soit le type de combustible (bois, charbon, mazout ou gaz). Lors d'une combustion, procédé commun à tous les appareils, le combustible est brûlé grâce à un apport d'oxygène (présent dans l'air) et converti en chaleur, et le résidu - les gaz de fumée - est évacué vers l'extérieur via la cheminée. Si la quantité d'air frais amenée vers la pièce ne s'avère pas suffisante, ce manque d'air va, à assez court terme, conduire à une situation de dépression dans la pièce, avec une série de conséquences désagréables et même dangereuses, telles que : une combustion incomplète par manque d'air (du feu sous la cendre avec un important dégagement de fumée), un refoulement de fumée vers la pièce si l'appareil est ouvert ou dans le cas d'un feu ouvert par exemple, une détérioration générale de la qualité de l'air dans le séjour, causée par le reflux des gaz de fumée vers la pièce (clairement perceptible dans le cas d'un feu de bois, mais nettement moins visible avec des appareils alimentés au gaz). Un foyer ouvert a besoin de beaucoup d'air, de l'ordre de 250 m³ par heure. Dans une maison moderne bien isolée, il n'est pas possible d'obtenir un tel volume d'air. |